Lorsqu’un conflit survient entre parents séparés, le « rendez-vous à 4″, réunissant clients et avocats, est souvent envisagé comme une solution rapide. Mais en pratique, cette méthode présente des limites.
Je ne suis pas fan des rendez-vous à 4.
Un « rdv à 4 », c’est souvent : 2 avocats + 2 clients
Il ne s’agit pas d’une médiation : les avocats défendent leurs clients respectifs, ils ne sont pas neutres. Ce cadre peut être utile dans certains cas. Mais il présente aussi des limites importantes, en particulier lorsque la communication est déjà dégradée.
Un exemple concret : le choix de l’établissement scolaire
Imaginez un couple séparé avec une résidence alternée pour 2 enfants (1 au collège et 1 au primaire).
La rentrée scolaire devient vite source potentielle de conflit lorsqu’il s’agit de choisir un nouvel établissement, surtout si les domiciles ne relèvent pas des mêmes secteurs scolaires ou si leurs résidences sont éloignées.
Dans ce contexte, la communication est souvent rompue. Les discussions peuvent durer des heures… et le vrai obstacle à l’accord ne se révèle parfois qu’au moment de l’action finale.
Résultat : c’est prendre le risque que ce soit le Juge qui tranche avec pour conséquences :
Le risque : laisser le juge trancher
- Une décision qui peut être ressentie comme négative pour l’un ou l’autre, voire pour les deux.
- Un risque pour la garde alternée
- Une solution qui peut apparaître comme non optimale pour l’enfant
La médiation : une alternative plus adaptée
C’est là que l’intérêt d’un vrai accord apparaît : une réflexion constructive ouvre à de nouvelles alternatives et permet de sortir de positions figées.
Comme on le dit souvent : c’est au pied de la montagne que l’on voit la montagne.
Trouver un accord amiable , c’est parfois la seule manière d’éviter de grimper seul vers un sommet impraticable.
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